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Questions et réponses


Qu'est-ce que la campagne 72 heures?

La campagne « 72 heures... Votre famille est-elle prête? » reconnaît que la préparation aux urgences est une responsabilité partagée et encourage les Canadiens et les Canadiennes à se préparer afin d'être capables de se débrouiller seuls durant au moins les 72 heures suivant une situation d'urgence. Les premiers intervenants - les policiers, les pompiers, le personnel paramédical et les autres secouristes - peuvent alors se concentrer sur les personnes qui ont un urgent besoin d'être secourues.

La campagne a été lancée en 2006 par Sécurité publique Canada en collaboration avec la Croix-Rouge canadienne, l'Ambulance Saint-Jean et l'Armée du Salut. Outre qu'il incite les Canadiens et les Canadiennes à prendre des mesures pratiques pour se préparer à faire face aux situations d'urgence, ce programme est étroitement lié au mandat de Sécurité publique Canada. Plus précisément, il encourage les Canadiens et les Canadiennes à prendre les trois mesures :

Connaître les risques - Même si les catastrophes peuvent avoir des conséquences semblables, il n'en reste pas moins que nous pourrons mieux nous préparer si nous connaissons les risques propres à notre collectivité et à notre région.

Préparer un plan -Tous les ménages canadiens doivent établir un plan d'urgence. Grâce à ce dernier, vous et votre famille saurez ce qu'il faut faire en cas de catastrophe. Nous devrions tous nous exercer aux mesures à prendre dans diverses situations d'urgence.

Préparer une trousse -En cas d'urgence, nous aurons tous besoin de certains articles de base. Nous devrons peut-être nous débrouiller sans source d'énergie ou sans eau courante. Nous devrions tous être préparés à être autosuffisants pendant au moins 72 heures.

Sécurité publique Canada travaille en étroite collaboration avec les provinces et les territoires, les organismes non gouvernementaux et d'autres partenaires clés afin de mettre en place un programme complet de marketing social sur la préparation aux urgences.

Entre autres volets, mentionnons la publicité, le programme de partenariats, le site Web et le programme d'expositions. L'objectif est d'accroître le nombre de personnes touchées par la campagne de même que l'incidence de celle-ci afin que les partenaires, les groupes communautaires et la population canadienne soient prêts à faire face à des situations d'urgence et soutiennent la campagne à long terme.

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Pourquoi la population devrait-elle être autosuffisante pendant 72 heures?

Le message qui encourage les gens à être prêts à se débrouiller durant les 72 premières heures suivant une urgence est couramment diffusé en Amérique du Nord par les premiers intervenants (pompiers, policiers, personnel paramédical), les gouvernements et les organismes de secours non gouvernementaux. Ils savent fort bien que la mobilisation générale des services de secours prend 72 heures.

Par exemple, le site Web du ministère de la Sécurité publique du Québec incite les citoyens à subvenir à leurs besoins essentiels pendant trois jours et, comme le préconise la campagne fédérale, à se procurer une trousse de secours. De grandes villes d'Amérique du Nord, ainsi que les administrations provinciales et territoriales et le département de la Sécurité intérieure des États-Unis diffusent des messages semblables à la population.

Les premiers intervenants doivent pouvoir se concentrer sur les personnes qui ont un urgent besoin d'être secourues ou qui risquent de perdre la vie dans l'immédiat. Afin de soutenir ces efforts et de ne pas alourdir le fardeau des secouristes, les citoyens qui sont en mesure de se préparer doivent le faire.

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Pourquoi a-t-on lancé la campagne 72 heures?

Un certain nombre de facteurs sont à l'origine de l'élaboration de la campagne, entre autres :

Des catastrophes comme l'ouragan Juan en Nouvelle-Écosse (2003), les inondations en Alberta et à Terre-Neuve (2005) et les tempêtes hivernales en Colombie-Britannique (2006-2007) ont fait la preuve que les dangers surviennent avec peu de préavis et ont des conséquences durables.

Au cours des dernières années, quatre millions de Canadiens ont été obligés de quitter leur foyer en raison de catastrophes et celles-ci ont provoqué des milliards de dollars de dommages, pour ne rien dire des souffrances et des difficultés qui y sont associées.

La fréquence et l'intensité des situations d'urgence liées à des phénomènes météorologiques ont augmenté, semble-t-il, au cours des dernières années, en partie à cause des changements climatiques.

Par ailleurs, la recherche nous apprend que l'état de préparation des Canadiens et des Canadiennes varie, allant de faible à modéré, et que seul un petit nombre de citoyens ont préparé un plan d'urgence familial et se sont procurés une trousse d'urgence.

La recherche nous révèle également que, en cas de catastrophe, les personnes qui s'y sont préparées sont plus en mesure de composer avec la situation psychologiquement et, par la suite, de se remettre plus rapidement des problèmes qu'elle a occasionnés.

Compte tenu du rôle important joué par chacun des citoyens dans la préparation aux urgences, nous avons élaboré un programme complet de marketing social. Il est en voie d'être mis en oeuvre en collaboration avec nos partenaires de la sécurité publique, dans le but de créer à long terme une culture de préparation aux urgences au Canada.

La préparation aux situations d'urgence est la responsabilité de tous. Nous ne pouvons pas prédire les urgences, mais nous pouvons - et nous devrions - nous y préparer.

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La campagne publicitaire est-elle efficace?

Oui. Grâce à la campagne publicitaire, un plus grand nombre de Canadiens et de Canadiennes se préparent à une situation d'urgence, ou ont déjà pris certaines mesures. Parmi les Canadiens et Canadiennes interrogés, 43 % disent s'être procuré une trousse, ce qui représente une augmentation de 13 % comparativement à l'année dernière. Les recherches révèlent qu'un Canadien sur cinq ayant vu la publicité ont pris les mesures qui s'imposaient, comme acheter de l'eau embouteillée ou préparer une trousse d'urgence.

Une majorité de Canadiens et de Canadiennes de plus en plus importante croit qu'il est nécessaire d'avoir une trousse d'urgence pour accroître la sécurité de leur famille (75 %, soit une augmentation de 7 points depuis l'année dernière). Les personnes ayant vu la publicité sont plus susceptibles de se préparer aux situations d'urgence : 35 % des Canadiens et des Canadiennes comptent se procurer une trousse d'urgence, soit une augmentation de 11 % par rapport à l'année dernière; et 45 % prévoient améliorer ou élargir leur trousse, ce qui représente une augmentation de 10 % par rapport à l'année dernière.

Depuis le lancement de la campagne « 72 heures » en 2006, près d'un million de personnes ont consulté le site Web preparez-vous.ca. Plus de 2,5 millions de guides ont été distribués par les provinces, les territoires et d'autres partenaires. De plus, 420 000 autres guides ont été commandés à 1-800-O-Canada, et 300 000 guides ont été téléchargés à partir du site Web.

En participant à des activités comme celles du Pavillon du Canada lors de foires et d'expositions majeures à la grandeur du pays, nous nous sommes rendu compte que les membres du grand public sont au courant du message et qu'ils prennent des mesures en conséquence.

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Quel est le rôle de Sécurité publique Canada dans les situations d'urgence?

Au Canada, tous les ordres de gouvernement participent à la préparation et aux interventions en cas d'urgence ou de catastrophe. Les administrations municipales interviennent en cas d'urgence locale. Les gouvernements provinciaux et territoriaux répondent aux urgences qui surviennent sur leur territoire, mais peuvent demander l'aide du gouvernement fédéral au besoin. 

À l'échelon fédéral, le gouvernement du Canada mobilise ses ressources si l'urgence touche plus d'une province ou d'un territoire ou si une aide est demandée.

Pour la plupart des urgences, Sécurité publique Canada coordonne l'intervention du gouvernement du Canada.

Sécurité publique Canada collabore également avec les provinces, les territoires et d'autres partenaires à l'élaboration de campagnes de sensibilisation de la population à la préparation aux situations d'urgence, comme la Semaine de la protection civile qui se tient chaque année au Canada.

Sécurité publique Canada est aussi responsable du Collège canadien de gestion des urgences, un établissement d'enseignement du gouvernement fédéral offrant des programmes et des ressources aux organismes de gestion des urgences et aux premiers intervenants de toutes les régions du pays.

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Pourquoi ne pas simplement investir dans des programmes d'urgence plutôt que dans la publicité?

Le gouvernement du Canada, en consultation et en collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, contribue aux projets et aux initiatives de préparation aux urgences et de protection des infrastructures essentielles. Qu'il se fasse grâce à de la formation ou au moyen de l'acquisition d'équipement visant une intervention d'urgence, aux fins de la planification en cas d'urgence ou du développement d'une capacité, cet investissement conjoint a pour objet de réduire le nombre de blessures et de pertes de vies humaines dans les situations d'urgence, de diminuer les dommages aux biens et d'assurer la continuation des services essentiels dans pareilles circonstances.

Depuis la création du PCPC, le gouvernement du Canada a versé plus de 155 millions de dollars aux provinces et aux territoires. À l'heure actuelle, quelque 8,4 millions de dollars sont alloués chaque année à des projets de préparation aux urgences, de protection des infrastructures essentielles et de recherche et de sauvetage en milieu urbain mis en oeuvre à l'échelle du pays.

De plus, en vertu des Accords d'aide financière en cas de catastrophe (AAFCC), le gouvernement du Canada aide les provinces et les territoires à assumer leurs dépenses admissibles liées aux activités d'intervention et de rétablissement qui dépassent ce qu'ils peuvent raisonnablement prendre en charge. Depuis la création des AAFCC en 1970, le gouvernement du Canada a versé plus de 1,8 milliard de dollars aux provinces et aux territoires à la suite de catastrophes.

Par ailleurs, plus les Canadiens et les Canadiennes seront préparés et capables d'être autosuffisants pendant au moins 72 heures en cas d'urgence, moins il y aura de pressions sur les services d'intervention en cas d'urgence si une catastrophe survient. Cela permettra aux premiers intervenants, comme la police et les pompiers, de concentrer leurs efforts sur ceux qui sont dans un état de danger immédiat.

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Qu'est-ce que la Semaine de la protection civile?

La Semaine de la protection civile est une activité annuelle organisée pendant la première semaine complète de mai en vue de mieux sensibiliser la population à la préparation aux situations d'urgence. Il s'agit d'une activité nationale à laquelle participent tous les ordres de gouvernement, de même que des organismes non gouvernementaux, le secteur privé et des organismes bénévoles.

La participation des administrations provinciales et territoriales est un élément indispensable au succès de la Semaine de la protection civile étant donné qu'elles sont responsables de la protection civile à l'échelon communautaire et de la coordination des activités dans leur secteur de compétence.

Les activités sont d'ordinaire organisées dans les municipalités avec la collaboration d'intervenants en cas d'urgence, d'organismes bénévoles, d'organismes non gouvernementaux, de médias et d'établissements d'enseignement.

Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont adopté le concept de la Semaine de la protection civile en 1995 afin de promouvoir les activités visant à améliorer l'état de préparation des Canadiens et des Canadiennes aux situations d'urgence. La première Semaine de la protection civile a eu lieu en 1996.

Cette année, la Semaine de la protection civile a pour thème « 72 heures... Votre famille est-elle prête? ». En cas de catastrophe dans votre collectivité, il est possible que vous deviez attendre quelque temps l'arrivée des secouristes étant donné qu'ils doivent d'abord venir en aide aux personnes qui ont besoin d'assistance immédiate.

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Quelles sont certaines des catastrophes naturelles les plus fréquentes au Canada?

Le Canada est un très grand pays aux conditions météorologiques extrêmes et aux caractéristiques géologiques spectaculaires. En raison de sa dimension, de ses régimes climatiques et de ses diverses régions, le pays est propice à différents risques naturels, dont les suivants :

Avalanches : Des centaines de milliers d'avalanches surviennent au Canada chaque année. Elles se produisent dans toutes les régions du pays, mais elles sont plus fréquentes dans les montagnes de la Colombie-Britannique, du Yukon et de l'Alberta.

Tremblements de terre : La Colombie-Britannique est la région la plus à risque de subir un tremblement de terre d'importance. D'autres régions sont également propices aux secousses, notamment les vallées du Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, de même que certains secteurs des trois territoires.

Inondations : Au Canada, des inondations peuvent survenir à tout moment. Elles sont généralement causées par des chutes de pluie importantes, la fonte rapide d'importantes accumulations annuelles de neige, des embâcles ou, plus rarement, la rupture d'un barrage naturel ou artificiel.

Ouragans : Des ouragans frappent l'Est du Canada à l'occasion, généralement entre juin et novembre. Ils sont toutefois plus fréquents au mois de septembre.

Glissements de terrain : Des milliers de glissements de terrain se produisent chaque année au Canada, mais la majorité est de faible importance. Toutes les régions sont à risque. Cependant, les régions montagneuses de la Colombie-Britannique et de l'Alberta, de même que les basses terres du Saint-Laurent au Québec et en Ontario connaissent des glissements de terrain de grande ampleur.

Tempêtes violentes : Des orages, des chutes de grêle, des blizzards, des tempêtes de verglas, des vents violents et de fortes chutes de pluie peuvent se produire subitement et constituer un danger pour la vie et endommager des biens. Des tempêtes violentes s'abattent sur toutes les régions du Canada en toute saison.

Ondes de tempête : Une onde de tempête peut s'élever à tout moment dans les régions côtières et le long des lacs importants du Canada, comme les Grands Lacs.

Tornades : Des tornades se produisent assez fréquemment au Canada, mais seulement dans certaines régions précises : dans le Sud de l'Alberta, au Manitoba, en Saskatchewan, dans le sud de l'Ontario et du Québec, dans l'intérieur de la Colombie-Britannique et dans l'Ouest du Nouveau-Brunswick.

Feux irréprimés : Environ 8 000 feux irréprimés font des ravages au Canada chaque année. En moyenne, 2,5 millions d'hectares de terrain sont réduits en cendres annuellement. Les feux irréprimés représentent un risque naturel dans toutes les régions du pays où forêts ou prairies sont présentes. Toutefois, ces types de feux sont plus fréquents en Colombie-Britannique, et dans les zones de forêt boréale de l'Ontario, du Québec, des provinces des Prairies, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.